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Rome : city guide et astuces

Un immeuble à Rome

Rome est une ville magnifique. Elle regorge de restaurants, de boutiques de mode et de design, d’épiceries. Pas facile de choisir tant on a envie de tout découvrir et de tout goûter !

Les bonnes adresses

Les cafés

Le café est une véritable institution en Italie. Mais attention, la conception de la pause café pour les romains n’est pas la même que la nôtre. Un café là-bas, ça se boit en quelques gorgées, debout, au comptoir. Ainsi, un expresso ou un cappucino ne coûte pas très cher, si vous le prenez au comptoir… À partir du moment où vous vous asseyez en salle ou en terrasse, le prix peut varier du simple au triple !

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À Rome, Tazza d’Oro est une adresse culte uniquement dédiée au café, juste à côté du Panthéon. Depuis 1946, cette maison torréfie artisanalement des grains issus de grands crus, sans additif. Pour certains, l’expresso Tazza d’Oro est le meilleur du monde. Il est possible d’acheter dans la boutique le café en grain, moulu ou en dosettes, dont le Blue Mountain (café jamaïcain, le plus recherché). Il y a aussi un long comptoir où il faut jouer des coudes pour s’y faire une place tellement le lieu est fréquenté. Le prix est dérisoire pour les mélanges de base (1,1 € l’expresso ou le cappucino) et le choix est très vaste. La tasse de café est juste excellente. Pour ceux qui souhaitent être au calme, il vaut mieux venir le matin en semaine.

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Vous souhaitez faire une pause à l’écart de la foule tout en restant dans le coeur historique de la ville ? L’Antico Caffè Della Pace est fait pour vous. À quelques pas de la place Novana, ce café pittoresque du 19ème siècle est un troquet culte du centre. Il a conservé sa décoration d’époque tout en bois. On peut notamment y boire le caffè d’orzo (ou café d’orge), une infusion d’orge grillé au goût proche de la Ricoré, très appréciée des italiens et qui occupe 30% des parts du marché des boissons chaudes.

Les épiceries et les marchés

Il y a de nombreuses boutiques qui proposent des pâtes dans toutes les formes mais ce sont plus des magasins de souvenir que des véritables épiceries. Pour acheter de quoi manger sur place, il vaut mieux se rabattre sur un Punto Simply Market. Ces petits magasins proposent l’essentiel à un prix abordable. Ils ont également des produits typiquement italiens : un rayon de pâtes impressionnant, un rayon charcuterie à la découpe qui défie largement nos épiceries fines…

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Pour les fruits et les légumes, le marché de Campo de’ Fiori est un incontournable. Bien que les prix y soient un peu plus élevés, la place ensoleillée le matin est magnifique et l’ambiance très vivante. À mettre dans son panier : la roquette, la chicorée, les gros citrons italiens, les bouquets d’artichauts violets. Le marché a lieu tous les matins, excepté le dimanche.

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Ruggeri, traiteur réputé situé sur la place depuis 1919, propose d’excellentes salaisons, des fromages (comptez 6 € pour une belle et copieuse burrata) et des produits d’épicerie de qualité à prix raisonnable.

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Toujours sur Campo de’ Fiori, toujours sur la même place, Forno de Campo De’ Fiori regorge de pâtisseries italiennes dont un chausson ricotta fraise inoubliable. Dernière bonne adresse de la place : la boucherie Il Fiorentino pour une bonne escalope de veau panée maison.

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Pour ce qui est du pain, et bien c’est plus compliqué à Rome. Il n’y a pas beaucoup de boulangeries. Les pasticcerias vendent principalement des pâtisseries et des biscuits, le forno propose parfois du pain mais n’excelle pas dans la boulange. L’exception : Il Forno Rosciolidont le pain est goûteux et se conserve plusieurs jours. Attention, bien souvent les prix sont au poids et non à l’unité (l’etto pour cent grammes, chilo pour kilo).

Pour ceux qui souhaitent faire le plein de produits italiens, il existe un énorme magasin dédié à la gastronomie à la périphérie de Rome : Eataly. Tous les produits italiens sont là, répartis sur 3 étages, moins chers que dans le centre-ville. Il y a aussi de nombreux restaurants dans le bâtiment, chacun est dédié à une spécialité (pâtes, poissons, burgers, pâtisserie, bar à vin…). Malheureusement le cadre de la grande surface, éclairée au néon et bondée de monde, ne donne pas envie de s’y attabler.

Les herboristeries

A Rome, il y a bien sûr les pharmacies mais il y a surtout les herboristeries, qui se font plus rares chez nous. Ces petites boutiques ont un charme fou, un brin suranné. On y déniche des plantes médicinales, des produits de beauté naturels, des parfums, des compléments alimentaires. Les vendeurs sont vraiment charmants et prennent le temps de vous conseiller.

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La Betulla est une petite herboristerie, véritable repère de magicienne, cachée dans une ruelle paisible annexe à la bruyante et commerçante Via del Corso.

La seconde, plus connue et plus traditionnelle, c’est l’Antico Erboristeria Romana qui a ouvert ses portes en… 1752 ! La propriétaire est très attentionnée et parle parfaitement français.

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Ces deux boutiques sont des points de vente de la marque L’Erbolario. À l’origine c’était une herboristerie qui s’est ensuite spécialisée dans la fabrication de cosmétiques à partir de recettes familiales. Made in Italie, ils utilisent les propriétés d’ingrédients naturels. Ils sont redoutablement efficaces pour un prix raisonnable et leur odeur est divine.

Les restaurants

L’Antica Osteria Da Giovanni, près du quartier de Trastevere, c’est quelque chose ! Décor dans son jus (le restaurant est ouvert depuis les années 70), ambiance familiale en cuisine, service un peu rude, sans prétention. La cuisine est très simple mais bonne, la tarte du dessert semblait malheureusement industrielle (le dessert n’est pas le point fort des osterias). L’Osteria Da Giovanni sert des plats italiens classiques. En Italie, le repas se décompose en plusieurs petits plats: l’apéritivo, l’antipasti (l’entrée), le primo (premier plat, souvent des pâtes), le secondo (le plat de viande, donc servi après les pâtes ce qui peut étonner un français), le formmagio puis le dolci (fruit ou gâteau). Les prix de ce restaurant sont dérisoires (environ 6 € le plat, 6 € la bouteille de vin), mais si on prend la totale (pas obligatoire) cela peut vite monter. Quelques exemples de plats de l’osteria :  pâtes aux artichauts, gnocchis en sauce, boulettes de veau, escalope de veau en sauce. Ce n’est pas de la cuisine fine, c’est loin d’être un endroit à la mode, mais son ambiance authentique vaut franchement le détour.

Ce qu’il faut savoir, en général, avant d’entrer dans une osteria :

  • Les italiens déjeunent et dînent assez tard. Il est rare de pouvoir commander un plat à 19 h. Pour l’aperitivo, par contre, pas de problème.
  • Certains plats de viande sont servis sans garniture (du fait du primo et du secondo).
  • Il n’y a pas de carafe d’eau gratuite (pratique plutôt française).
  • Le pain est parfois payant et ajouté à la note. Idem pour le service qui est parfois compté en plus au moment de l’addition. Il faut prévoir entre 2 et 4 € en plus.
  • Le service est particulier. Une fois installé et les premiers plats commandés voire desservis, il ne faut pas hésiter à interpeler les serveurs pour la suite. Idem pour la note. Ils ne donnent pas le rythme mais attendent souvent que vous vous manifestiez.

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Pour la gelateria, il faut aller au cœur de Trastevere (l’un des quartiers les plus jolis de Rome), chez Fior di Luna. Cet artisan glacier réalise des glaces à partir d’ingrédients naturels et de qualité. Le choix des parfums est plutôt limité mais ce qui est finalement rassurant.

Les dispensables

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Le Tartufo de Tre Scalini

Le Tartufo est une spécialité glacée du restaurant Tre Scalini sur la place Navona. Ce dessert bénéficie d’une réputation non méritée. En somme : une boule de glace au chocolat, entourée de copeaux de chocolat et surmontée de chantilly. La glace est quelconque, la chantilly industrielle et le tout facturé 12 €. Le tiramisu du même établissement n’est pas transcendant. Seule la vue sur la place est intéressante.

Obicà, bar à mozzarella

Le principe d’Obicà : un restaurant permettant de goûter plusieurs sortes de mozzarella, accompagnées de charcuterie italienne ou de légumes préparés. Si l’Obicà du parlement est plutôt intimiste et nous avait laissé un bon souvenir il y a 3 ans, celui de Campo di Fiori ressemble plus à un bar touristique bruyant et la qualité des plats semble s’être dégradée. Les mozzarellas ne sont pas franchement goûteuses et leur texture un peu élastique. Le dessert à la crème de ricotta est affreusement banal au niveau du goût. Le vin toscan était par contre excellent. Pour moins cher et pour apprécier une bonne mozza, il vaut mieux en acheter une chez Ruggeri.

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3 commentaires sur “Rome : city guide et astuces”

  1. Lucie dit:

    sympa ton article ! Les photos sont très jolies et font honneur à Rome :)
    Par rapport aux adresses dites « dispensables », effectivement selon moi tout ce qui donne sur la Piazza Navona ou sur le Panthéon est dispensable (ou presque). Pas besoin de faire dans la qualité quand on a une vue pareille… idem pour le Colisée. Je citerais cependant quelques exceptions, comme le bar Colle Oppio qui offre un aperitivo magnifique avec vue sur le fameux Colosseo pour 10€, ou encore la salumneria sur la place du Panthéon qui fait de bons sandwitchs, bien qu’ils soient plus chers qu’ailleurs.

    1. Mumu LCY dit:

      Merci Lucie ! Arg, du coup je n’ai pas eu l’occasion de faire tes deux adresses et ça me donne très envie d’y retourner !!

      1. Lucie dit:

        Il y a toujours une bonne raison de retourner à Rome :)
        D’ailleurs au vu de la richesse et de la précision de ton carnet d’adresse, on dirait que tu connais bien la ville, je me trompe ?

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